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Vendredi 21 avril 2006 5 21 /04 /Avr /2006 09:12

Bienvenue chers amis praguois 

 

dans notre cyber-Musée ou Musée virtuel.

Nous sommes vos correspondants et sommes allés enquêter dans les Musées que vous allez visiter à votre tour, quand vous serez parmi nous. Prenez le temps de regarder nos photos et nos commentaires.

                                                                       A très bientôt.

 

 Elèves de 4ème. Collège Louis Grüner

Roche-la-Molière

 

 

Le musée d'art et d'industrie de Saint-Etienne

01.JPG

 

 

Façade du Musée d'Art et d'Industrie, ce bâtiment fut naguère l'ancienne sous-Préfecture de la Loire. La rénovation du Musée fut conduite par Jean-Michel Wilmotte en 1996. La collection des cycles est présentée dans l'ancien sous-sol. Au deuxième niveau se déploient les salles du textile, au troisième niveau sont présentées les collections temporaires, et au quatrième les armes.

 

Les fils des bobines fixées sur le cantre, à droite, viennent s'enrouler parallèlement et dans un ordre donné sur l'ourdissoir à gauche. On prépare ainsi les fils de chaîne.

Les bobines du passementier aux couleurs chatoyantes.

La navette permet de faire passer le fil de trame, entre les fils de chaîne.

Le métier Jacquard en action. Habituellement, le métier reçoit la lumière de profil. La mécanique est placée ici, en hauteur supportée par de grosses poutres. Au total, le métier est haut de plus de 4, 5O m.

Les fils de chaîne tombent veticalement pour s'infléchir à angle droit sous des baguettes de verre et se diriger horizontalement vers le devant du métier.

Cartons perforés de la mécanique Jacquard, situés au sommet du métier. Ces cartons permettent de faire soulever chaque fil de chaîne individuellement, ce qui permet une infinité de variétés dans les motifs des rubans.

Livre de commandes d'un patron rubannier. On y trouve un échantillon, le nom de l'article, des renseignements sur les livraisons, le nom de l'ouvrier auteur du travail, son adresse.

 

 

Posés sur la banque, les rubans de la Maison Faure, grande famille rubannière spécialisée dans les articles de luxe.

 

Une des plus belles images tissées du Musée, "Perdus dans la forêt", qui reprend l'histoire de Paul et Virginie.

 

L'Ecole des Beaux Arts fut construite à la fin du XIX ème siècle, se donnant un aspect architectural de l'époque Louis XIII, avec sa façade en pierre, brique et ardoise. On y enseigna la ciselure, le dessin pour les galons et la soirie, la fabrication des cartons. Aujourd'hui, cette Ecole est réputée pour le dessin, la comunication et le design.

 

L'ancienne Condition des soies de la rue de la Résistance entra en activité en 1808. Son rôle était de mesurer le poids de la soie dans des conditions d'hummidité déterminées, elle mesurait aussi l'élasticité et la résistance des fils de soie.

Cuve soigneusement décorée de décors chinois, destinée à ébouillanter les cocons de soie.

 

Ancienne usine textile Colcombet, dont on a conservé la cheminée. Cette usine se trouve en plein centre-ville, ouvrant à la fois sur la place de l'hôtel de ville et sur la rue de la Résistance. Le plan en forme de fer à cheval, offre la possibilité d'avoir beaucoup de fenêtres, donc de luminosité pour les différentes tâches.

 

Façade d'une maison de patron rubanier, rue de la Résistance. On y voit bien les trois niveaux et les balcons qui vont en se rétrécissant. Cette façade permet une lecture sociale de l'architecture. Le patron a installé ses appartements et ses bureaux au premier étage. Au-dessus étaient installées les devideuses, les plieuses, les ourdisseuses. Derrière la façade s'ouvre une grande cour avec des remises à calèches.

 

Statue en bronze, située sur la façade de l'Hôtel de ville. Il s'agit d'une rubanière qui tient dans sa main droite une navette, dans sa main gauche des cartons de mécanique Jacquard. C'est la fille d'un grand rubanier stéphanois qui a posé pour la réalisation de cette oeuvre.

 

Bas-relief représentant une allégorie de la rubanerie. Cette oeuvre se situe dans un passage qui relie la rue de la Résistance et la place de l'hôtel de ville.

Façade de maisons de passementiers sur la colline du Crêt de Roch.

 

Ces fenêtres ne s'ouvraient pas par crainte de voir la poussière se déposer sur les rubans. A chaque fenêtre correspondait un métier Jacquard.

 

Panorama depuis le Crêt de Roch sur le centre-ville. Au fond les crassiers du Puits Couriot. Ces "montées" sont typiques, de l'espace collinaire stéphanois.

 

Par Louis Gruner - Publié dans : cybermusee
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Jeudi 20 avril 2006 4 20 /04 /Avr /2006 13:35

 

La descente des mineurs se réalisait par le même ascenseur, sur deux étages également, avec 35 hommes au-dessus, 35 hommes au-dessous.

Nous sommes un peu angoissés, nous nous préparons à la descente. A l'époque de l'exploitation, la cage descendait à 40km/h !!!

Dispositif de sécurité destiné à freiner la cage, si elle ne parvient pas à s'arrêter à la recette du jour. Un autre système se met automatiquement en action en cas de rupture du câble.

La poulie Koepe entraîne le câble d'extraction, en direction des molettes du chevalement. La poulie est encadrée de deux moteurs électriques.

 

 

Instruments de sécurité, qui sont en permanence surveillés par le machiniste. Le tachymètre permet de connaître la vitesse de descente de la cage.

 

 

 

 

Ce compresseur sert à fournir l'air comprimé aux marteaux-piqueurs du fond de la mine.

 

Cité de mineurs de Chavassieux construite à partir de 1911 pour les mineurs de la Société des Mines de la Loire. Il n'était pas recommandé de faire grève, car alors, la Société pouvait reprendre le logement et mettre le mineur et sa famille à la rue.

La même entrée, vue à travers la véranda vitrée. Il faut remarquer la qualité architecturale de ces façades, elles sont l'oeuvre de Lamaizière qui construisit à Saint-Etienne de nombreux immeubles et bâtiments publics.

Cette cité est une cité-jardin. Les mineurs appréciaient de pouvoir cultiver leurs légumes et leurs pommes de terre.

La maison de quartier de Chavassieux. Il s'agit d'un lieu de sociabilité où les mineurs se retrouvaient pour jouer aux cartes, à la sarbacane, aux boules... On y buvait volontiers une "chopine" de vin rouge.

 

Par Louis Gruner - Publié dans : cybermusee
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Jeudi 20 avril 2006 4 20 /04 /Avr /2006 12:49

 

Vous découvrez le carreau du Puits Couriot, un jour d'hiver sombre et enneigé. Voici le chevalement métallique, haut de 38 m, qui servait à remonter la houille et permettait les mouvements de personnel. Le chevalement surmonte le bâtiment de la recette. A gauche, on aperçoit le bâtiment de la machine.

 

Le portail d'entrée : l'inscription date de l'époque de la Nationalisation des Houillères (1946), Auparavant, le Puits appartenait à la Société des Mines de la Loire. A droite, on aperçoit la guérite du garde, qui fut aussi un local syndical.  Au fond dans la cour, le monument aux morts.

Le monument aux morts et aux victimes du devoir date de 1920. Une victoire ailée distribue des palmes à un "poilu" de la guerre de 1914, et à un mineur, travaillant avec une massette.

Il s'agit du lavabo construit en 1948, aménagé pour 1100 mineurs. A chaque banc en fonte, sont accrochées les chaînes qui permettent de faire monter et descendre les paniers où les mineurs placent leurs vêtements mouillés de transpiration ou d'humidité du fond. Chaque ouvrier avait un numéro sur son banc. Le gardien des lavabos était chargé de maintenir l'eau suffisamment chaude. Il redoutait la colère des mineurs si l'eau était trop froide ou trop chaude.

 

 

Le couloir des douches du lavabo de 1948. La commande d'arrivée d'eau n'est pas la même à droite et à gauche. Il y a, ici, environ 70 douches collectives.

C'est à la remontée du poste que les mineurs viennent se doucher. Il y règne une atmosphère chaude et humide, bruyante et agitée.

Banc de charge pour lampes à casque. Les batteries blindées s'accrochent dans le dos, à la ceinture du mineur. La lampe s'agraffe au casque et libère totalement les mains du mineur pendant son travail.

 

Atelier d'entretien des lampes à flamme. Ces lampes sont utilisées même à l'époque des lampes électriques, pour détecter le grisou sur les chantiers.

Tableau à jetons. Chaque mineur est propriétaire d'un jeton avec un numéro, rond pour le poste du matin, carré pour le poste de l'après-midi, triangulaire pour le poste de nuit. A chaque descente au fond de la mine, le mineur dépose son jeton . Il le récupère à la remontée.

Le bassin de stockage des eaux d'exhaure. Cette eau qui provient du fond et qui est chargée de terre, se décante dans ces réservoirs. Elle est ensuite réutilisée pour le lavage du charbon.

 

Cette passerelle était utilisée par les mineurs pour se rendre de la lampisterie à la recette supérieure dans le chevalement.

Ce chevalement date de 1913. Il fut à l'époque le plus grand chevalement métallique du Bassin de la Loire, à l'imitation de ceux que l'on construit alors dans le Nord de la France.

La recette du jour. A droite une cage à deux étages destinée à accueillir des bennes de 1500 litres. Les deux bennes vides visibles ici, chassaient les deux bennes pleines vers l'avant, qui s'en allaient ensuite vers le bâtiment de lavage-triage.

Par Louis Gruner - Publié dans : cybermusee
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